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Expédition Argentine randonnée handiski

Expédition Argentine randonnée handiski

Nous voilà de retour à la civilisation avec quelques jours d’avance.

… Notre programme d’expédition est écourté mais la bonne nouvelle, c’est que nous vous rapportons aujourd’hui les premières photos de la premiere partie de notre voyage argentin ainsi que des recits plus detaillés de cette première semaine dans la Cordillere des Andes.

Apres les aventures aéroportuaires (enregistrement complique et courses aux bagages) et nos premieres 24 heures en Argentine, nous nous sommes donc retrouves au refuge San Bernardo (2800m) le vendredi 26 sept au soir.

Grace au lieu, à l’accueil, à la cuisine et au feu de cheminèe, nous nous sentons chez nous.

Dès le samedi 27 sept, nous preparons les premiers sacs d’affaires collectives (tentes, nourriture, rechauds, gaz, etc.) à porter au camps intermediaire (Piedra Grande, 3600m).

Nous laissons tous Bastos au refuge pour un premier portage pedestre dans le brouillard.

Aller retour au camps dans l’après-midi et diner royal (préparé par Cookie) au refuge.

… Après 5 cm de neige tombee dans la nuit, Mathilde, Benjamin, Max, Aure et Brice chaussent les skis le dimanche pour un deuxieme portage ( les affaires personnelles : duvet, matelas, doudoune, vêtements, etc). Brouillard toujours.

Repos pour Julie et Bastos. Nous prenons notre dernier repas au refuge et profitons d’une nuit a la chaleur du feu de cheminee.

Depart 8h30 le lundi 29 septembre.

Bastos qui patientait au refuge depuis le debut des portages, chausse enfin le châssis.

Première journée de beau temps, l’ascension jusqu’au camp intermediaire se fait en 3 heures.

Bonne suée pour tout le monde! Après une petite heure de pause au camp, nous repartons tous (excepté Bast) avec des sacs bien charges pour le camp de base.

Plusieurs convois ( Benj, Brice en tête puis Auré et enfin Max, Mathilde et Julie), reliès les uns aux autres par radio, s’èchelonnent dans les 800 mètres de denivelee separant les deux camps.

Les quatre garcons atteindrons, non sans mal, le Salto del Agua (4300 m); Julie et Matilde calerons 200 mètres plus bas et laisseront sous les rochers les vivres et le gaz transportes.

Grosse fatigue. Tout le monde redescend en fin d’apres-midi au camp intermediaire face à la mer de nuage ancrèe dans le fond de vallèe.

Premier dîner sur camp intermediaire. soupe lyophilisèe et pâtes.

A 19h30, tout le monde rejoint son duvet, prêt à supporter une nuit à 3500m d’alt.

Leve du jour sur ciel bleu le mardi. A 8h nous sommes tous reunis autour de notre rocher-cuisine pour le petit-dejeuner (= muesli + avoine + cacao + lait en poudre + eau chaude avec restes de pâtes de la veille).

Nous entammons ensuite le deuxième portage au camp de base ( affaires personnelles). Seule Mathilde redescendra rejoindre Bastos au camp intermediaire à la fin de la journee.

Brice, Aure, Julie, Max et Benj installent le camp de base (4300m) : terrassement à la pelle et montage de tentes… L’endroit est magique!

Nous avons vue sur la vallée d’un cote sur le Cerro El Plata de l’autre et sommes entourés de beaux sommets (auxquels nous songeons désormais, vu le faible enneigement du Cerro El Plata !)

En effet, depuis le premier portage au camp de base nous avons commencé par renoncer au cerro del plata. Les portages nous usent physiquement et les sacs font entre 15 et 25 kg tous les jours, quand le lendemain les garcons doivent tracter Bastos sur la meme distance, c’est beaucoup d’energie à puiser.

Nous avons donc décidé collectivement d’arrêter les portages après le camp de base.

Un autre sommet à 5000m (le Rincón, 5200 m) est possible sans monter de camp 1 ni de camp 2. L’aller retour dans la journée est envisageable car cela nous éviterait de depenser toutes nos forces à redeplacer 90 kg d’affaires par jour et par camps.

En prevision de ce nouvel objectif, nous prevoyons une journée de repos et d’acclimatation au camp de base 4300m, le mercredi 1er oct.

Pendant ce temps, Bastos et Mathilde reste au camp intermediaire a 3600m.

Seuleument, la nuit du mardi au mercredi est terrible. Un vent violent se lève vers 1h du matin. Les tentes heureusement très résistantes (merci Millet!), et bien ancrées (merci les gars!) sont fortement secouees, tout comme nos nerfs.

Cela durera tout le restant de la nuit. Nous sommes tous très eprouves par les rafales qui s’enchainent et se durcissent au point que nous nous rhabillons tous à 2h du matin pour être prets à affronter le tempête si nos tentes cédaient.

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Des vents de 50 a 80 km/h s’acharnent sur nos deux camps toute la nuit. Les previsions meteo prisent en pleine nuit nous confirment que cela va durer et se renforcer encore 3 jours. Notre ascension quel qu’en soit le sommet, est definitivement compromise.

Apres briefing au Camp de Base, nous decidons unanimement que le risque est trop important : risques de destruction de nos tentes et materiel, ainsi que risque de gelures.

Nous nous sentons impuissants face à cet element trop violent : la montagne alliee avec le vent a une fois de plus ètè plus forte.

A 7h30 apres quelques heures a peine de sommeil, nous demontons donc le camp de base sous des rafales de vent encore plus violentes, au point de ne plus tenir debout.

En moins de 2 secondes, l’une de nos tentes se faire embarquer par le vent et se retrouve à plusieurs centaines de mètres.

Il faut redescendre à 5 et en une seule fois l’equivalent de 2 journèes de portages à 6… .

Tout le monde se retrouve au camp intermediaire la mort dans l’ame…

Il faut renoncer à notre ascension tandis que le vent nous souffle continuellement dans les oreilles.

Tant de portages et d’énergies dépensées pour qu’il nous en coute de tout redescendre quatre jours plus tard sans meme etre monte avec Bastos au camp de base.

Nous sommes tous deçus car jusque là tout le monde s’était donné à fond, tant physiquement que mentalement. Nos portages nous avaient permis d’être très bien acclimates… et on y croyait !!

La descente au refuge est d’autant plus difficile que les sacs sont très lourds, l’eau manque, et le brouillard se rajoute au début de tempête et au manque de neige.

Nos nerfs sont à bout.

Arrivès au refuge, nous nous réconfortons de bière et de coca, essayant de chasser et de cacher amertume et déception.

Levant les yeux sur les faces alentours, nous envisageons de torcher le lendemain le cerro Los Arenales 3415 m, une belle combe de neige dans des pentes à 30 / 35 º.

Le vendredi 3 oct, malgrè la fatigue accumulée nous sauvons l’Expédition Argentine randonnée handiski ainsi que le moral de l’èquipe.

Les affaires restées au camp intermediaire sont récupérées par les gars en fin d’après midi, à l’exception d’une tente arrachée dans la nuit par des vents encore plus violents que la veille (120 km/h en rafale).

La pertinence de notre décision d’arrêter notre Expédition Argentine randonnée handiski s’en trouve confirmée.

Le festin du soir, une orgie de viande cuite aux braises (asado argentin), conclue cette belle journée.

Cordillèrement,

Julie, Mathilde, Bastos, Aurè, Benj, Brice et Max.

Vidéo de l’ Expédition Argentine randonnée handiski

Diaporama


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